La France déclassée des plus beaux pays : pourquoi son voisin la ridiculise en tête du podium ?

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Un peu vexant, non ? Voir la France glisser du podium des plus beaux pays du monde, dépassée par son éternelle rivale italienne… Cela pique l’ego national. Pourtant, derrière ce classement 2024 de Rough Guides, il y a bien plus qu’une simple compétition de cartes postales. Ce n’est pas seulement une histoire de paysages, mais de regards qui changent, de nouvelles envies de voyage. Et si, au fond, cette « défaite » était une vraie chance pour la France ?

Pourquoi l’Italie rafle la mise en 2024

Si l’Italie arrive numéro 1, ce n’est pas un hasard. Ce pays condense presque tout ce que recherchent les voyageurs aujourd’hui : du spectaculaire, du chaleureux, et du simple.

En quelques heures de route, on passe des sommets des Alpes aux villages perchés des Cinque Terre. Des ruelles antiques de Rome aux plages baignées de lumière du sud. Le pays propose :

  • des montagnes pour skier, randonner ou simplement respirer l’air froid en regardant les sommets
  • une mer omniprésente, avec des criques, des ports colorés, des couchers de soleil qui marquent
  • des campagnes comme la Toscane ou les Pouilles, où chaque colline semble sortie d’un film

L’Italie, c’est aussi une scène géante à ciel ouvert. À Rome, Florence, Venise, chaque façade rappelle des siècles d’histoire. On peut marcher dix minutes et croiser une fontaine baroque, un palais Renaissance, une ruine antique. Et, soyons honnêtes, tout cela avec une glace dans une main et une part de pizza dans l’autre. L’expérience est totale. Simple. Sensorielle.

Pour les lecteurs de Rough Guides, ce mélange de patrimoine vivant, de nature variée et de gastronomie décomplexée crée un coup de cœur difficile à concurrencer.

La France déclassée : un signe d’échec… ou un signal d’alarme ?

La France est rétrogradée et même absente du top 3. Beaucoup y verront une injustice. Paris, la Côte d’Azur, les Alpes, la Bretagne, le Périgord… Comment tout cela peut-il être « moins beau » que d’autres pays ?

En réalité, ce n’est pas la beauté intrinsèque de la France qui est remise en cause. C’est plutôt son image. Aux yeux de nombreux voyageurs, la France ressemble de plus en plus à une carte postale déjà vue. Magnifique, mais attendue. Précieuse, mais prévisible.

Le problème vient peut-être de là : notre pays est devenu un « classique ». Il fait rêver, mais il surprend moins. Les mêmes itinéraires tournent en boucle : Paris, la Tour Eiffel, Montmartre, la Provence en lavande, les châteaux de la Loire. Des lieux sublimes, certes. Mais pour un voyageur en quête de nouveauté, cela ressemble à un film qu’il a déjà vu trop souvent.

Et si cette perte de place au classement était un rappel à l’ordre ? Une invitation à montrer une France différente, plus intime, plus brute, moins formatée.

Un top 5 qui dit tout : la nature et l’authenticité en première ligne

En regardant le top 5 de Rough Guides pour 2024, une tendance saute aux yeux. Les pays mis en avant ont tous un point commun : une nature dominante et des expériences moins « standardisées ».

  • Italie – pour la diversité de ses paysages et un patrimoine omniprésent
  • Nouvelle-Zélande – pour ses montagnes, ses fjords, ses terres sauvages, presque irréelles
  • Royaume-Uni – pour ses côtes déchiquetées, ses landes, ses villages de pierres et ses sentiers de randonnée
  • Grèce – pour ses îles lumineuses, ses eaux turquoise, ses vestiges antiques au bord de la mer
  • Canada – pour ses lacs gigantesques, ses forêts infinies, ses espaces où l’on se sent tout petit

Ce classement envoie un message clair. Les voyageurs ne veulent plus seulement cocher des monuments célèbres. Ils souhaitent se perdre dans un paysage, partager un moment simple avec des habitants, ressentir une impression de liberté. Moins de vitrines. Plus de souffle.

La beauté, en 2024, ne se résume plus aux photos parfaites. Elle se mesure aussi à l’intensité du vécu : le vent sur un sentier côtier, le silence d’une forêt, un repas partagé dans une petite taverne ou un bistrot de village.

Et si la France se racontait autrement ?

Alors, la France serait-elle vraiment dépassée ? En vérité, elle a déjà tout ce que recherchent les voyageurs. Simplement, elle ne le met pas toujours en avant.

On parle sans cesse de Paris, de la Riviera, des grands sites. Mais on évoque moins :

  • les petites vallées du Jura où l’on marche au bord de cascades presque désertes
  • les causses et les gorges du sud, où l’on peut encore se baigner dans une rivière en pleine nature
  • les villages des Vosges, du Morvan ou du Berry, où le temps semble ralentir
  • les îles plus discrètes, loin des foules, de l’Atlantique ou de la Manche

La France possède une incroyable réserve de coins cachés, de chemins ruraux, de parcs naturels, de terroirs discrets. Le classement de Rough Guides ne dit pas que la France est moins belle. Il dit que, peut-être, elle se contente trop souvent de montrer toujours le même visage.

Repenser le voyage : au-delà des clichés et des podiums

Au fond, ce changement de classement révèle surtout une évolution profonde du tourisme. Les gens veulent sortir des sentiers battus. Fuire la sensation de faire exactement la même photo que des milliers de visiteurs avant eux.

La beauté d’un pays, aujourd’hui, c’est un mélange de décor et de ressenti. C’est un sourire reçu dans une petite épicerie. Un orage observé depuis un refuge. Un marché de village où les odeurs, les accents, les produits racontent une histoire vraie.

Pour la France, le vrai enjeu n’est pas de reprendre la première place à l’Italie. Le vrai défi, c’est de se réinventer dans le regard de celles et ceux qui la visitent. Mettre en avant ses régions moins connues. Encourager des séjours plus longs, plus lents. Laisser place à l’imprévu.

La France ridiculisée… ou discrètement en avance ?

Dire que l’Italie « ridiculise » la France fait sourire. Car la compétition est surtout symbolique. L’un comme l’autre sont des géants du tourisme mondial. Les deux pays se nourrissent mutuellement, se répondent, se stimulent.

On pourrait presque voir cette rétrogradation comme un électrochoc positif. Une occasion de retrouver un regard neuf sur notre propre territoire. De redécouvrir des endroits que l’on pensait connaître, mais que l’on n’a jamais vraiment pris le temps de voir.

Une chose est sûre : la France n’a pas perdu sa beauté. Elle a peut-être perdu un peu d’effet de surprise. À nous, voyageurs, habitants, professionnels du tourisme, de faire renaître cette étincelle. En parlant différemment de nos régions. En invitant à explorer au-delà des clichés. En acceptant que la magie se trouve parfois au bout d’une petite route de campagne, et pas seulement au pied d’un monument illuminé.

Alors, Italie ou France en numéro 1 ? Au fond, la vraie question est ailleurs. Quel pays, quelle région, quel paysage vous fait vibrer, vous personnellement ? Et si, plutôt que de suivre un classement, vous commenciez à créer le vôtre, avec vos propres coups de cœur.

Auteur/autrice

  • Curieux et passionné de voyages, Alex Morgan est consultant SEO spécialisé dans l’optimisation de contenus liés au tourisme, à l’actualité et aux aventures à travers le monde. Fort de 10 ans d’expérience, il partage analyses pointues et conseils pratiques pour offrir aux lecteurs une expérience enrichissante, que ce soit pour planifier un futur périple ou suivre l’actualité des destinations les plus captivantes.